😁🌵Question qui pique 😁🌵: Quelle est la différence entre punition et sanction ?

FAIRE DES CHOIX ET EN ASSUMER LES CONSÉQUENCES

Effectivement, aussi simple que cela puisse paraître, ce qui distingue principalement la punition de la sanction tient à : faire des choix et en assumer les conséquences.

Commençons par le début…

☄️ Au début, il était : la punition ☄️

Qui n’a pas de souvenirs d’enfance douloureuse relative à une punition qui nous est “tombée dessus” sans raison apparente ?

Comme une forme de punition divine qui illustre à merveille l’incompréhension inhérente à cette méthode éducative si répandue.

De plus, en matière de parentalité, force est de constater que la punition se caractérise par du non-sens, de l’incohérence et/ou de l’absence d’un lien de cause à effet logique.

Voici un aperçu pour illustrer quelques conséquences de cette pratique éducative :

  1. La punition prive l’enfant d’un processus interne fondamental pour sa construction et épanouissement futur par la carence de responsabilisation.
  2. De l’impuissance apprise, de la confusion et un sentiment d’insécurité altèrent la relation de l’enfant avec sa ou ses figures d’attachement.
  3. L’enfant arrête le comportement sur le moment et l’adulte a la perception à court terme qu’il a réussi à dresser éduquer son enfant.
  4. Le rapport hiérarchique instille dans l’esprit une besoin d’opposition et des questions du type : comment pourrais-je mieux contourner la règle la prochaine fois pour ne pas être pris?, comment me venger ?, comment être à la hauteur de ce qu’on attend de moi ? ou encore comment faire pour ne pas décevoir ni faillir et mériter d’être aimé pour qui je suis ?, …
  5. Elle affecte directement l’ÊTRE, l’identité de l’enfant et son estime de lui-même.

⚖️ Quid de la sanction ? ⚖️

En quelques lignes (et fonction de l’âge de l’enfant!) :

  1. L’enfant prend ses responsabilités (dans un premier temps avec l’aide de l’adulte) apprend par la réflexion tout en développant son esprit critique et d’analyse.
  2. Le lien cohérent cause-conséquence entre les choix et actions ont du sens.
  3. La sanction souligne la règle constante, trans-contextuelle et applicable à tous et ses conséquences en cas d’infraction sont fondées sur un rapport égalitaire.
  4. Les questionnements sont alors plutôt orientés vers la coopération : “comment changer le comportement à l’origine de la sanction pour préserver l’harmonie familiale ?”, “comment puis-je réparer ?” ou encore “comment faire autrement ?”
  5. Outre, l’effet positif sur la relation de confiance parent-enfant, la sanction porte exclusivement sur le FAIRE et ne crée pas de confusion sur l’identité de l’enfant.

🙈🙉🙊 CHASSER LE NATUREL IL REVIENT AU GALOP 🐾🌱🌳

Le changement ne se fait pas si facilement…Y a pas de magie !

Souvent, une fois conscient de nos “travers”, on se met à être mécontent de nous et à se juger sévèrement de ne pas être, faire et avoir les habiletés dont on rêve tant.

On se promet de ne plus jamais dire, faire, reproduire tel ou tel comportement bienveillant, positif, empathique, etc …mais c’est plus fort que nous. On recommence et reproduit nos erreurs malgré nous.

Cet alors qu’un engrenage infernal s’emballe…

Remords. Culpabilité. Colère. Ressentiment. Tristesse. Déception. Frustration. Etc.

Bien des dégâts sont causés à l’estime de soi du parent et de l’enfant.

C’est un lose-lose.

Puis, il y a aussi les fois où l’on dit, fait et copie toutes les “bonnes” pratiques et pourtant rien n’y fait, on n’obtient pas le résultat qu’on avait escompté.

Pire encore, il arrive même que nos enfants nous défient !

Et là, l’envie de vouloir PUNIR l’insolence perçue émerge comme un vague déferlante prête à s’abattre sur nous et/ou nos enfants pour…

🤔Tiens, au fait, pourquoi punit-on ? 😳

La plupart des parents répondront que si l’on ne punit pas les enfants, ils vont faire les pire bêtises. Il ne faudrait pas qu’ils puissent s’en tirer à si bon compte. Autrement, cela équivaut à faire preuve de laxisme et à accepter de les transformer en enfants-rois !

D’aucuns diront par ailleurs que la punition est la seule chose que leur enfant comprend, la seule chose qui fonctionne avec cet enfant turbulent, différent, violent, etc.

Enfin, d’autres pensent : “Eh bien, si l’on ne punit pas les enfants, comment vont-ils apprendre qu’il ont mal agi et qu’ils ne doivent pas recommencer ?!

🤯🤬 STOP ! Soyons honnêtes un instant…🤯🤬

Dites-moi, vous rappelez-vous des sentiments que vous avez éprouvés enfant quand on vous punissait ? Et, quelles phrases vous venaient en tête dans ces moments-là ?

Je te déteste ! T’es méchant.e !

Je me sens nul.le, je mérite d’être puni.e, je suis une mauvaise personne.

Ils vont voir ce qu’ils vont voir ! Je vais lui faire payer ça !

Pffff, la prochaine fois, je me ferai pas prendre, je serai plus malin.e…

Bref, des sentiments de haine, de vengeance, du ressentiment, de la culpabilité, de la honte, du mépris, de l’humiliation, du défi, de la tromperie…

Résultat :

Autant de sentiments qui altèrent la relation à soi et/ou notre relation à l’autre.

À ce stade de votre lecture, vous vous dites peut-être: bon ok, Sandra, c’est bien beau tout ça mais alors comment on fait pour remplacer la punition ??? J’y viens…

🧐 COMMENT REMPLACER LA PUNITION 🧐

  1. Indiquer à l’enfant une façon de se rendre utile
  2. Exprimer fortement et fermement son désaccord
  3. Formuler ses attentes (comportements – FAIRE) SANS s’en prendre à son identité/personnalité (ÊTRE).
  4. Montrer à l’enfant comment redresser la situation, comment faire pour réparer
  5. Offrir un choix qui prenne en compte son besoin et le respect du cadre posé
  6. Passer à l’action (en retenant un geste ou en déplaçant physiquement l’enfant)
  7. Utiliser la résolution de problème si l’enfant est en âge de le faire pour chercher des solutions ensemble et rester flexible sur les essais/erreurs à tester.

⛓🆘 Quand un problème persiste ⛓🆘

On peut supposer qu’il est plus complexe qu’il n’y paraissait au départ. Et il est alors parfois utile d’oser demander de l’aide, de se faire aider, de solliciter un accompagnement pour soi et/ou pour les différents membres de l’écosystème familial pour pouvoir avancer et aller de l’avant durablement.

Souvent, bénéficier de l’expertise et d’un regard extérieur bienveillant permet d’obtenir du soutien, une prise de recul nécessaire et appropriée.

Ainsi, l’ouverture du champs des possibles permet aux parents comme aux enfants de retrouver leur place et d’explorer de nouvelles façons d’être, faire et avoir adaptés à la singularité de l’écosystème familial unique dans lequel ils évoluent.

Autrement dit, si vous sentez qu’il est temps d’oser créer la vie de famille qui vous inspire, contactez-moi pour discuter ensemble, voir où vous en êtes, vers où vous voulez aller et si je peux vous aider à rebondir et grandir ensemble pas à pas.

💖 Pour conclusion-inspiration-intention 💖

“Notre but est de nous adresser à ce qu’il y a de meilleur chez nos enfants : leur intelligence, leur initiative, leur sens des responsabilités, leur sens de l’humour, leur capacité à être sensible aux besoins des autres. Nous désirons mettre fin aux discours qui blessent l’âme et recherchons un langage qui nourrit l’estime de soi. Nous souhaitons créer un climat émotionnel qui encourage les enfants à coopérer, parce qu’ils se soucient d’eux-mêmes et ils se soucient de nous. Enfin, nous voulons donner l’exemple d’une communication respectueuse, espérant voir nos enfants l’utiliser avec nous : maintenant, pendant leur adolescence, et, finalement, une fois devenus nos amis à l’âge adulte.”

Extrait inspirÉ du livre : parler pour que les enfants Écoutent, Écouter pour que les enfants parlent d’adÈle faber et elaine mazlish (pages 118-119)

Affectueusement

Sandra