Parentalité Positive : Obtenir la Coopération de Son Enfant

Aujourd’hui, je laisse la parole à Amélie et Fabien du blog Famille Épanouie. Parents de 3 enfants, Amélie et Fabien appliquent la parentalité positive depuis la naissance de leur premier enfant en 2012. Adopter une éducation “différente” de la plupart des autres parents, n’est pas toujours facile à comprendre, voire même à accepter par tous. Et, cela suppose une remise en question régulière de notre propre rôle de parents ainsi qu’une capacité à surmonter les difficultés avec humilité.

C’est pourquoi, j’ai le plaisir de vous partager leur article spécialement rédigé pour vous et parsemé de pistes pour obtenir la coopération de votre enfant grâce à la parentalité positive. Complément idéal au guide gratuit disponible sur le blog 😉

Sandra


Avant d’être parents bienveillants Fabien et moi, nous avons cherché à “se faire écouter”. Mais la posture du parent autoritaire n’a jamais raisonné en nous. C’est pourquoi, nous nous sommes intéressés à la magie de la parentalité positive. Cette approche éducative vise à instaurer une relation basée sur la confiance, le respect mutuel et la bienveillance avec ton enfant.

Souvent assimilée au laxisme, l’éducation positive sous-entend de rester ferme mais bienveillant. Il ne s’agit pas de laisser l’enfant faire ce qu’il veut mais de lui offrir une liberté avec un cadre sécurisé et bienveillant. La coopération vise donc à obtenir l’accord de l’enfant en proposant une situation gagnant-gagnant plutôt que perdant-gagnant. Je te donne tout de suite quelques pistes pour obtenir la coopération de ton enfant sans devoir entretenir un rapport de force avec lui.

Famille Epanouie Parentalité positive : éduquer sans cri ni punition

Garder notre calme et lâcher prise

Il est possible de poser des limites à ton enfant, de lui donner un cadre sans élever la voix, ni opter pour la punition grâce à l’éducation positive. En amont, il est bon de prendre conscience que le fait de crier ou de punir ses enfants est la manifestation d’un sentiment d’impuissance et de frustration de notre part. Prendre quelques secondes, pour respirer profondément, voire s’isoler 1 minute, permet de se poser les bonnes questions. Qu’est-ce qui n’est pas entendu chez nous, à ce moment là ? Qu’est-ce qui est le plus important immédiatement ? Sur quoi pouvons-nous lâcher prise ?

Inconvénients de la punition

Quant aux punitions, elles ne permettent pas à ton enfant de comprendre pourquoi il ne doit pas se comporter de telle ou telle manière. Les punitions, souvent basées sur un système de chantage/récompense, vont, soit entretenir un climat de crainte, soit une envie d’agir dans le seul but d’obtenir une récompense, que ce soit un cadeau ou votre amour. Dans un cas, l’enfant va « obéir » par peur d’être puni ou d’être privé de quelque chose. Dans l’autre cas, il va accepter dans le but de gagner quelque chose. Enfin, dans les deux cas, l’enfant ne s’est pas vu enseigner la valeur que l’on souhaite lui transmettre à travers cette situation. Pire, l’enfant risque de nourrir un sentiment de rancoeur ou d’injustice. Ce sentiment va diminuer la connexion et la relation de confiance et donc l’écoute mutuelle que l’on va rechercher en parentalité positive. C’est pourquoi au lieu de se sentir responsable de ses actions, il cherchera à contourner la punition. Ou bien, il sera intéressé par le fait de récupérer la récompense ou l’amour de ses parents avant de répondre à des valeurs.

Modifier nos habitudes de communication

Formuler des phrases positives

La première erreur de communication que nous commettons tous, c’est l’utilisation de phrases négatives. Lorsque tu cherches à poser une limite à ton enfant. Lorsque tu veux lui dire qu’il court un danger ou encore lorsque tu lui demandes de respecter une règle, tu as tendance à t’exprimer ainsi : « ne monte pas ici », « ne fais pas cela »…

Tu auras pu remarquer que, peu importe le ton que tu vas utiliser, il est très probable que ton enfant ne respecte pas ta demande. J’aime beaucoup utiliser cet exemple pour illustrer mon propos. Si là, maintenant, je te demande de NE PAS penser à un zèbre. À quoi penses-tu ? Le cerveau n’enregistre pas la négation (surtout avant deux ans) mais l’objet de la demande ! Donc, si tu lui dis « ne monte pas sur la table ! », ton enfant ne repère que les mots « monter » et « table ». Il pense donc être au bon endroit, tout simplement ! Si tu souhaites qu’il descende, tu peux lui demander « j’aimerais que tu descendes de la table s’il te plaît car je suis en train de la nettoyer, veux-tu m’aider ? ». Tu peux aussi anticiper le problème et lui dire « tu restes sur le sol » ou « tu veux bien rester jouer avec tes voitures sur le tapis ? ».

Donner peu de règles et une consigne à la fois

La deuxième maladresse que nous pouvons commettre avec nos enfants est de ne pas donner les bonnes indications ou alors, d’en donner trop. Si en tant qu’adulte, tu es capable de retenir l’ordre de plusieurs tâches à effectuer, ce n’est pas le cas d’un petit enfant, surtout avant trois ans. Il est donc important de donner les instructions les unes après les autres. Plus tu t’assureras que ton enfant ait bien achevé la première tâche demandée avant de lui en confier une autre, plus elles auront de chance d’être effectuées.

Lorsque tu souhaites donner une consigne à ton enfant, je te suggère d’être claire et concise. Il est bon de faire des phrases très courtes. L’idée étant d’aller à l’essentiel pour que ton enfant intègre la phrase facilement. De plus, jusqu’à 2 ans, l’enfant a une mémoire sensorimotrice. Si tu accompagnes tes demandes de gestes, il va pouvoir les comprendre et s’en imprégner plus aisément et de manière efficiente.

Remercier ton enfant pour sa coopération

Toujours dans l’idée de faire passer des valeurs, remercier ton enfant lui montre que tu apprécies sa coopération. C’est une des bases de la politesse qu’il peut acquérir très vite si on lui en donne l’exemple. Dès qu’il effectue une tâche donnée, n’hésite donc pas à le souligner et le remercier.

Montrer l’exemple et faire avec

Pour finir, un petit enfant aura probablement besoin d’être accompagné. Il ne sait donc pas tout faire de manière autonome. Il est en plein apprentissage. Pour gagner en autonomie, il a besoin de ton aide et de ton exemple. Je t’encourage donc à montrer l’exemple aussi souvent que nécessaire. L’aider à ranger sa chambre, lui indiquer où se rangent les jouets, etc.

J’espère que cet article t’aura été utile. Si le sujet de la parentalité positive t’intéresse, tu seras probablement intéressée de découvrir d’autres pistes pour appliquer l’éducation bienveillante ou la Méthode Montessori à la maison par exemple. Et toi, est-ce que tu modifies tes habitudes de communication pour obtenir la coopération de ton enfant au quotidien ?

Prends soin de toi et de tes enfants. Amélie du blog Famille Épanouie.

Le site arrive bientôt…

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